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Utiliser la fiscalité pour mieux vivre!

Bonus : truc #5 de Warren Buffett pour vos investissements!

Quelques ajustements permettent de maintenir notre qualité de vie après une baisse de revenus, notamment lors de la fameuse «retraite» tant désirée. Je n’aime pas le mot «retraite» puisqu’on peut être actif et créatif sans travailler. Je préfère l’expression «atteindre l’indépendance financière (IF)». Ce billet et les prochains seront consacrés aux stratégies pour vivre aussi bien avec moins de revenus après quelques ajustements dans nos choix de vie : relocalisation, automobile et transport, loisirs, voyages, alimentation, forfaits pour divers services, frais inutiles, gaspillage, etc. Les «retraités» actifs trouveront également des trucs pour mieux vivre sans accroître leurs revenus. Nous débutons avec un sujet aride : la fiscalité, c’est-à-dire les nombreuses taxes et l’impôt pour nos nombreux services et frais de gouvernance…

Lorsque je donne quatre coups de pédale, il y en a trois pour le fisc Bernard Hinault

Ce billet démontre simplement comment la fiscalité permet d’atteindre l’IF plus rapidement. Pas besoin de virer des fonds au Panama pour gérer nos placements en fonction de la fiscalité… Le Canada est très bien pour cela! En toute légalité, en plus. C’est un des arguments de l’industrie de l’épargne, minimiser la ponction fiscale, mais cet aspect est ensuite «oublié» afin de valoriser les arguments en faveur de l’accumulation de sommes astronomiques pour nos vieux jours… Ceci est plus profitable pour tous, surtout les institutions qui fournissent les conseils «gratuits» malgré les frais réglementaires et autres… Ne vous y trompez pas, il faut payer pour ces conseils et pour la gestion de nos placements. Les secteurs financiers et immobiliers fournissent de nombreux «experts» qui profitent financièrement des «bonnes décisions»… En outre, les membres de la famille ne sont pas toujours de bons conseillers, surtout si c’est pour l’achat d’une maison ou d’une voiture puisqu’ils en seront les principaux bénéficiaires…  La culture positiviste («C’est beau», «Wow!», «tu le mérites», etc.) n’aide pas, en plus!

En plus de nécessiter moins d’actifs accumulés procurant diverses sources de revenus – voir mon billet antérieur -, réduire nos besoins financiers, exprimés en dépenses annuelles, permet d’atténuer la ponction fiscale. Comment?  Grâce à la progressivité des taux d’impôt. Un revenu de 60 000$, au Québec en 2016, sera imposé au taux moyen de 24,58%, pour un revenu après impôts de 45 251$, alors qu’un revenu de 40 000$ ne sera imposé qu’au taux moyen de 19,16%. Il restera donc 32 336$ si votre revenu est de 40 000$. La ponction fiscale double presque lorsque votre revenu passe de 40 000$ à 60 000$, 7 664$ à 14 749$… L’impact sur le taux marginal d’impôt sur les dividendes est encore plus important pour ces revenus! Je vous libère des détails que vous pouvez consulter au lien suivant :

http://www.ey.com/CA/fr/Services/Tax/Calculatrice-impot-personnel-2016

Cet exemple simple permet de mieux comprendre un autre bénéfice de la réduction de nos dépenses : réduire le fardeau fiscal des revenus épargnés sans sortir nos placements du Canada!

Truc #5 de Warren Buffett

Il faut lire les publications financières spécialisées et bien réfléchir aux investissements possibles. Lire permet de réviser périodiquement l’information relative à nos placements. Vérifiez vous-même les principaux ratios financiers dans les rapports annuels. Analysez le contexte et les perspectives de chacun de vos investissements. La retraite ou IF permet justement d’avoir le temps pour ces lectures et réflexions. Vous manquez de temps? Regardez moins la télé, lisez moins sur les potinages et les chicanes politiques, ou questionnez votre conseiller financier sur tous ces sujets! Votre IF mérite que vous y consacriez du temps.

Nous avons déjà cinq trucs pour nos investissements :

  1. Investir dans des entreprises peu endettées.
  2. Avoir une bonne répartition des actifs à long terme.
  3. Faire son profit à l’achat en payant sous la valeur réelle inconnue (valeur intrinsèque).
  4. Appliquer notre liste de critères automatiquement et simplement. Investir comme Roger Federer joue aux tennis. C’est la recette pour un « flow » de dividendes !
  5. Lire et réfléchir sur nos placements. Former notre propre opinion avec des arguments solides.

Gilles du Bacon

Partagez et planifiez votre IF !

Le secret du « flow » pour mieux vivre !

Bonus : truc #4 de Warren Buffett pour vos investissements

Une découverte extraordinaire pour améliorer notre qualité de vie

Et cela n’a rien à voir avec l’argent. Vous voyez, je ne pense pas seulement à ça !

Voici quelques exemples de ce moment suprême qu’est le « flow » :
1. Vous jouez à votre jeu ou pratiquez votre sport préféré. Et vous oubliez le temps.
2. Au travail, vous êtes absorbé et le temps passe vite. C’est lorsque vous aimez votre job… Chanceux !
3. Vous cuisinez un bon repas et vous le mangez avec plaisir, c’est bon !
4. Vous lisez un bon roman et oubliez vos soucis…
5. Vous voyagez, vous écoutez de la bonne musique, vous embrassez votre partenaire… (Avez-vous d’autres exemples ?)

Selon Mihaly Csikszentmihalyi ─ un des grands spécialistes de cet outil pour mieux vivre, ancien professeur à l’université de Chicago et figure de proue du courant de la psychologie positive ─ les trois facteurs importants du « flow » ou « expérience optimale » sont :
1. Avoir un projet de vie.
2. S’engager.
3. Rechercher l’harmonie.

Nous pouvons regrouper ces facteurs en huit caractéristiques ou conditions nécessaires :
1. Des buts clairs : but du jeu, coup au tennis ou tâche précise.
2. Un résultat immédiat : réussir un but au hockey, faire un coup gagnant au tennis, faire échec et mat aux échecs.
3. La concentration : l’attention est complètement absorbée par l’activité et elle est concentrée sur les stimuli importants. Il faut de la discipline et de la pratique pour y arriver.
4. L’espoir de réussir : il faut que le but soit réalisable fréquemment, pas rarement.
5. Un engagement : il faut décider de faire des efforts et des choix parfois difficiles.
6. S’oublier : être zen, confiant, sans jugement (s’accepter sans se critiquer). Enfin, je crois que c’est cela !
7. Le contrôle : relaxer dans l’accomplissement des étapes vers l’objectif, être capable d’exécuter les coups, mouvements et tâches efficacement.
8. Oublier le temps : « Mettez une minute votre main sur un poêle chaud et cela paraît des heures. Asseyez-vous une heure auprès d’une jolie fille et cela paraît une minute. » Albert Einstein

Un défi maîtrisable. C’est cela le secret !

« Maîtriser son expérience intérieure, c’est devenir capable de choisir la qualité de ce que l’on veut vivre. Si ce n’est pas le bonheur, cela y ressemble. » Mihaly Csikszentmihalyi

« C’est quoi le rapport avec les finances personnelles ? » Ma réponse : Les achats et l’argent ne sont pas nécessaires pour atteindre le « flow » ! Vous pouvez donc réduire votre cible monétaire pour la retraite… Il est préférable de se former pour être dans le flow, sans rechercher la gratification de la surconsommation et du superficiel, qui nous entraîne dans le surmenage, le stress et l’abandon de notre projet de vie.

Entretenir des défis, c’est la clé pour être bien. Appliquez cette méthode à toutes les expériences de votre vie. Go ! Désirer sans agir ne compte pas.

Source : Mihaly Csikszentmihalyi, Vivre : la psychologie du bonheur, Éditions Robert Laffont, 2004.

Truc #4 de Warren Buffett

Simplifier ! Chercher l’harmonie pour mieux comprendre nos décisions d’investissement. Investir seulement si l’entreprise est simple à comprendre : peu endettée (truc #1), bénéfices en croissance, produits concrets et faciles à vendre, actifs durables, bonne gestion, etc.

Avoir une bonne répartition des actifs à long terme (truc #2) et faire son profit à l’achat en payant sous la valeur réelle inconnue (truc #3) sont également des conditions à respecter dans notre stratégie de simplification et de gain à long terme. Il faut appliquer notre liste de critères automatiquement et simplement. Investir comme Roger Federer joue aux tennis. C’est la recette pour un « flow » de dividendes !
Gilles
Partagez et pratiquez le « flow » !

Pour en finir avec le tabou de l’argent !

Bonus : truc # 3 de Warren Buffett

« Maudit argent » et « c’est vulgaire ça, l’argent »…

Avertissement : la santé, l’amour, la famille, l’amitié, la sécurité… sont plus importants que l’argent. L’argent est quand même très pratique pour régler nos problèmes et satisfaire nos besoins.

L’argent, pourquoi est-ce difficile d’en parler ? Nos actions sont dirigées par nos connaissances et préjugés, consciemment ou non. Il y a aussi la peur d’être jugé, la honte, la gène et l’envie ou, pour ceux qui en ont, la peur d’être envié ou volé… L’argent sert aussi d’excuse pour justifier nos choix actuels… surtout pour les mauvais. En parler impliquerait, pour la majorité du monde, d’avoir à modifier notre consommation et notre vie : changer d’habitudes, de partenaire, de maison, de quartier, de voiture, d’emploi… Nooooooooooooooonnnnnnnnnnnnnnn !

Il faut en parler car l’argent c’est le reflet de la vie ! Pas de tabou, c’est plus de liberté pour vivre. Discutez de ça avec votre partenaire, vos enfants, vos parents, votre frère, votre soeur, votre patron, votre professeur, votre curé, votre banquier, votre propriétaire, votre conseiller , votre psy, vos amis, etc. Surtout, lors de vos achats, parlez d’argent et négociez fort ! Questionnez et comparez les réponses de différentes personnes…

Il faut en connaître un peu sur l’argent, l’économie et la finance. Il y a plus que cela, mais c’est un bon départ de chercher à comprendre ces sujets, même s’ils sont parfois difficiles. Pour apprendre, il faut écouter, questionner, lire et pratiquer. Posez des questions à ceux dans votre entourage qui en savent plus que vous sur le « sujet », pas le sexe, l’argent !

Alors, quitte à changer vos fréquentations et vos habitudes, essayer de vous instruire un peu à chaque semaine. L’école n’est pas suffisante pour ce type d’apprentissage. Lisez les sections sur les finances personnelles et sur la bourse ! Ma source préférée d’information est lesaffaires.com.

Lisez des livres sur l’argent et l’épargne ! Il y en a plein dans les bibliothèques et les librairies. Vous pouvez également lire des romans ! J’aime bien « L’argent » d’Émile Zola. Sur la cupidité et l’absurdité…

Truc # 3 de Warren Buffett

« Ne pas payer cher ». Bien évaluer l’investissement et acheter seulement lorsque le prix est inférieur à notre évaluation, avec une bonne marge (20% est bien). Le prix d’achat est connu, alors que le prix futur et les autres facteurs de rendement sont inconnus et difficiles, voir impossibles, à estimer. Le contexte actuel est très propice à l’application de ce truc, surtout dans le secteur de l’énergie. Toutefois, les occasions sont peut être passées. Soyez prudents dans vos placements !

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Gilles du Bacon

Maserati, Kia ou vélo ?

L’importance des grands objectifs de vie en fonction de notre groupe « social »…

Bonus : Truc # 2 de Warren Buffett

Nos actions sont dirigées par nos objectifs, consciemment ou non. Il est donc important d’avoir des objectifs bien réfléchis pour être satisfait dans la vie. Pas d’objectifs conduit à vivre au hasard, au gré des circonstances, des autres et du destin…

Vous voulez beaucoup d’enfants ? Très bien ! Il faut alors des compétences précises et trouver l’être chère pour partager ce grand objectif. Vos choix seront alors déterminés par ce grand objectif. Choix entre une Maserati et vivre dans un studio ou une fourgonnette et un logement plus grand, probablement une maison en banlieue.

Nos valeurs et notre conception de la vie déterminent également nos choix. Un peu comme Karl Marx — bourgeois et prolétaires — et quelques sociologues, j’ai classé les gens dans quatre groupes sociaux basés sur les revenus et les habitudes de consommation et d’épargne :

1. Les Cigaliens
Vivre avec 18 000 $ par année, il n’y a rien là ? Alors vous êtes dans ce groupe ! Le taux d’épargne de ce groupe est nul (0%), faible (1 à 5%) ou négatif (dettes). La vie en vélo avec beaucoup de loisirs, souvent. Parfois, c’est moins beau, puisque si ce n’est pas par choix, c’est plus difficile d’avoir peu de moyens pour les besoins essentiels. Le nom de ce groupe n’est pas satisfaisant, je vais en chercher un autre. Je n’ai rien meilleur pour l’instant. La devise des Cigaliens : « il n’y a pas que l’argent dans la vie ».

2. Les Lioniens
Rouler en Maserati et vous endetter au maximum, c’est ce que vous faites ? Vous êtes un Lionien, vous profitez au maximum de ce que la vie peut vous offrir, comme le roi lion qui va être l’heureux partenaire de toutes les femelles de son territoire parce qu’il est le plus fort… Le but des membres de ce groupe est d’en profiter autant que possible, quitte à avoir un taux d’épargne négatif en permanence… Il faut être énergique pour être un Lionien ! Je vais peut-être changer de groupe, finalement… La devise des Lioniens : « Flamber, c’est la vie ».

3. Les Fourmiens
La classe moyenne… quoi ajouter ? La peur des membres de ce groupe est de se retrouver dans le premier groupe des Cigaliens, qui peuvent pourtant très bien vivres. La devise des Fourmiens est : « métro, boulot, dodo ». J’espère que vous n’êtes pas dans ce groupe… Mais non, c’est une blague ! C’est le choix de la grande majorité des Québécois.

4. Les Baconiens
Ceux qui comprennent l’importance d’épargner beaucoup et tôt. Ils vivent souvent dans des villas luxueuses et voyagent beaucoup à partir de 40 ans… Plus important, ils sont libérés des soucis financiers tôt dans la vie. Ce qui n’est souvent pas le cas pour les trois groupes précédents. La devise des Baconiens : « J’épargne au moins 10% en premier, je dépense ensuite ce qui me reste ».

Les Cigaliens et Lioniens sont les bons vivants, souvent ! Les Fourmiens et Baconiens travaillent et s’amusent ensuite ou jamais… J’exagère un peu, ne vous fâchez pas !

Dans quel groupe suis-je ? « Ben voyons ! » C’est évident. Ce n’est pas toujour facile mais j’y arrive. Ma famille et ma santé sont prioritaires. Je veux également profiter pleinement de mes loisirs, le tennis et les échecs. Je veux voyager et apprendre continuellement. Atteindre rapidement l’IF est un autre objectif important pour moi. Mes actions sont centrées sur ces objectifs. J’ai toutefois tendance à envier les Cigaliens et les Lioniens…

Le système (aurais-je lu trop de livres comme 1984 et Fahrenheit 451 ? non, je ne suis pas anarchiste…) nous pousse surtout à être dans le groupe des Fourmiens et dans celui des Lioniens, parce que ce sont de grands consommateurs. Attention, y serez-vous confortable ! Ces groupes, Fourmiens et Lioniens,  nécessitent quand même des compétences particulières, tout comme les deux autres… Il y a de plus en plus de Fourmiens et Lioniens, il y a de la compétition dans ces groupes.

Et vous, quel est votre groupe ? Dans lequel aspirez-vous être ? Agissez-vous en conséquence en ayant des objectifs, un plan et un échéancier pour les réaliser ?

Truc # 2 de WB

Âmes sensibles s’abstenir… À moins que vous ayez plus de 65 ans, il est préférable d’avoir moins de 20 % en revenus fixes (obligations et autres investissements semblables) pour atteindre l’IF… Attention par contre, il y a des risques ! Il faut bien sélectionner les titres du portefeuille selon plusieurs critères (voir le truc # 1 et les prochains sur ce blogue). Par ailleurs, le contexte actuel de faibles taux d’intérêts se prête bien à cette stratégie. Nous n’avons pas vraiment le choix à court terme, d’ici 2017. C’est encore mieux à long terme, plus de 5 ans, pour permettre au temps et au rendement de faire son oeuvre.

À long terme, il faut avoir une proportion importante du portefeuille de placements dans les actions, avec une bonne diversification à la Markowitz, le fondateur de la théorie moderne du portefeuille, pour espérer avoir des rendements suffisants. C’est la recette des meilleurs investisseurs.

C’est définitivement un bon truc ! Sacré Warren.

Avez-vous un truc à la WB ? Partagez si vous aimez !
Gilles du Bacon

PS : le masculin est utilisé pour simplifier le texte, seulement !

Source pour Markowitz : http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_moderne_du_portefeuille

Combien faut-il accumuler d’argent ?

Bonus : truc # 1 de Warren Buffett !

Comment évaluer nos progrès financiers et combien avons-nous besoin pour être financièrement autonome ?

Nous devons mesurer nos progrès vers l’indépendance financière (IF) afin de confirmer nos choix et nous ajuster en cas d’échec. Plusieurs indicateurs sont disponibles : grandeur de notre maison (je blague un peu mais c’est un indicateur, son impact est toutefois ambigu car il entraîne des dépenses qui nuisent à notre IF), marque de notre voiture (je vous fait encore marcher , ha oui ? ha non… je ne sais plus pour celui là, verdict : ambigu également), nombre de maîtresses ou amants (j’exagère… mais également ambigu, décidément). Plus sérieusement : revenus annuels, actifs nets, nombre de fois les dépenses annuelles accumulées, revenus autonomes annuels, nombre de voyages par année, etc.

Tous ces indicateurs sont importants mais pas pour l’IF. Les meilleurs indicateurs sont les actifs nets, le nombre de fois les dépenses annuelles accumulées et les revenus autonomes annuels.
Je vais droit au but : 25 fois le montant de vos dépenses annuelles est l’objectif à atteindre pour vivre de ses placements pour toujours… à condition de gérer un peu votre argent ! Si vos dépenses annuelles sont de 20 000$, vous avez besoin de 25 X 20 000$ = 500 000 $. Je ne démontre pas ce résultat maintenant par soucis de simplicité mais sachez qu’il est solide et basé sur des simulations à partir d’un portefeuille bien diversifié avec un rendement de 6 % net des frais et des impôts. Vous voulez être plus prudent ? Parfait, il faut alors accumuler 30 fois vos dépenses annuelles. Ceci est plus approprié si vous êtes jeune ou si vous avez de mauvais rendements les premières années de votre période d’IF. Pour cette situation où votre pécule traverserait une crise imprévue, vous pourriez aussi vous ajuster en réduisant vos dépenses ou en recommençant à travailler… Il faut aussi prendre en compte notre âge… À 87 ans, il est peu probable de vivre encore 25 ans !

Je vous recommande quand même de noter la valeur de vos actifs nets (actifs moins les dettes et obligations de location) mensuellement pour évaluer vos progrès. Connaître le montant des revenus autonomes mensuels et annuels est également une autre mesure pertinente car celle-ci permet de vérifier directement si nous gagnons suffisamment pour payer les dépenses mensuelles ou annuelles. Nous pouvons également faire le lien directement avec la rente de notre caisse de retraite, si nous en avons une. Il suffit d’additionner le tout pour avoir nos revenus autonomes totaux. De plus, il suffit de multiplier par 25 pour avoir la valeur approximative de notre rente annuelle !

Revenons au 6 % de rendement annuel net des frais de gestion et des impôts… C’est la base de tout avec le temps qu’il nous reste à épargner et à vivre. Il faut bien sélectionner nos placements pour obtenir ce rendement de plus de 10 % un peu comme le fait Warren Buffett (WB). Comme aux échecs, l’étude des décisions des meilleurs nous permet de progresser. Pour gagner au jeu d’échecs, je regarde les parties de Bobby Fischer, Garry Kasparov et autres champions, et j’essaie de faire aussi bien dans mes propres parties. C’est la même approche pour les décisions de placement, il faut imiter les meilleurs. J’ai donc analysé, pour vous, mais surtout pour moi (!), les critères de sélection de M. Buffett pour faire comme lui : avoir un rendement au top avec un risque raisonnable !

Truc # 1 de Warren Buffett :

Avez-vous remboursé vos dettes ? C’est la première étape vers l’IF… Il faut vous y attaquer en priorité. En effet, l’effet de levier (emprunter pour investir) n’est pas préconisé par WB. Cette étape de retour à la pureté financière sera pour vous un test de persévérance. Vous allez également développer de nouvelles compétences en gestion de vos finances personnelles. Je ne veux pas me répéter mais remboursez vos dettes rapidement !

Les sociétés dans lesquelles WB investit ont peu de dettes (Rapport annuel 2014 de Berkshire Hathaway, page 23). C’est notre premier critère de sélection, et non le moindre ! Les entreprises endettées jouent avec le feu ! Nous voulons des rendements solides, uniquement. L’endettement est un instrument qui augmente les risques (volatilité : risque de marché ; possibilité de défaut : risque de crédit) et qui engendre des frais de crédit. Nous pouvons donc réduire nos risques grâce à ce critère, simplement. Plusieurs ratios financiers permettent de mesurer l’endettement, le plus simple est le ratio des dettes à long terme sur la valeur au livre de l’entreprise (ou endettement sur fonds propres ou une variante de ce ratio). Ce ratio ne devrait pas dépasser 25 % ou vous permettre de classer les titres selon ce critère. Des milliers d’entreprises sont ainsi automatiquement éliminées de notre panier de titres à choisir pour atteindre l’IF.

Mes prochains billets présenteront d’autres critères utilisées par WB. En attendant, je vous conseille d’être très prudent dans vos investissements, comme toujours. Il faut bien s’informer avant de prendre vos décisions. Une bonne diversification des placements est également essentielle à notre réussite. La diversification consiste, par exemple, à investir moins de 5 % de ses avoirs dans le titre d’une entreprise et posséder un pourcentage de chacune des trois grandes classes d’actifs : 1) actions ordinaires, 2) obligations et titres à revenus fixes et 3) liquidités.

Avez-vous des questions ? Partagez vos nouvelles connaissances pour un Québec prospère et non austère !
À bientôt !

Gilles du Bacon

Comment investir

Ce billet est celui que vous attendiez avec impatience, j’en suis presque certain ! Comment investir correctement malgré la publicité et l’information « partielle » que nous recevons. C’est normal puisque l’information est simplifiée à l’extrême pour nous vendre les produits et services.

Il faut comprendre l’importance de deux leviers importants en investissement : le temps et le rendement. Vous devez utiliser ces deux leviers à votre avantage, ceci est la base d’une saine gestion de vos avoirs pour atteindre plus rapidement vos objectifs financiers et de vie !

Vos $ futurs = fonction (temps, rendement)

Que vous investissiez vous-même ou avec un conseiller financier, souvent payé à commission*, vous devez comprendre l’importance de ces deux leviers si importants.

Le temps, c’est de l’argent !

Savez-vous combien vaudraient cent dollars, oui 100 $ seulement ─ quelques repas au restaurant et caisses de bière ─, investis il y a 50 ans dans la compagnie Berkshire Hathaway ? Cette compagnie a été achetée en 1965 par le fameux investisseur Warren Buffet. Voici la réponse :

1 826 163 dollars…

La stratégie de Buffet et de son associé Charlie Munger consiste à acheter des participations dans d’autres compagnies comme Gillette, Coca-Cola, Geico, Wells Fargo, Washington Post, etc.
Aujourd’hui âgé de 84 ans, M. Buffet n’est toujours pas à la retraite. Cela doit aussi nous faire réfléchir… Il aime son travail (investir) et mène une vie simple, malgré qu’il soit deuxième au classement des gens les plus riches de l’univers !

Le rendement, c’est de l’argent !

Il y a plus que le temps dans ce résultat de Berkshire Hathaway : le rendement. Un rendement de 21,6% par année, en moyenne, est déterminant ! Cet exemple est exceptionnel mais possible.

La règle de 70

La règle de 70 est un outil pratique pour calculer le temps requis pour qu’un investissement double de valeur en fonction du rendement, ou vice versa, quel taux de rendement est nécessaire pour doubler la valeur d’un investissement dans un nombre X d’années. Par exemple, pour connaître le nombre d’années requises pour qu’une somme de 1 000$ investit au taux de rendement de 10 % double de valeur, il suffit de diviser 70 par 10, soit 7 ans.

Ce truc nous permet de calculer rapidement la valeur après 28 ans : la valeur double au 7 ans, donc une cagnotte de 16 000 $. Au taux de 20 %, à la Buffet, ce même placement aura doublé 8 fois sur la même période de 28 ans avec une valeur de 256 000 $, quelle différence ! Voilà pour l’importance d’avoir un meilleur rendement sur nos placements.

De même, nous pouvons connaître le taux de rendement annuel à partir du nombre d’années nécessaires pour doubler un placement. Ainsi, pour doubler la valeur d’un placement en 10 ans, le rendement doit être de 7 % (70 divisé par 10) en moyenne. La formule de la règle de 70 est donc :

70 / r = t ou 70 / t = r

où t = nombre d’années ; r = taux de rendement (ou taux d’intérêt)

Deux questions pour vous : quel rendement moyen annuel souhaitez-vous obtenir ? Est-ce que ce rendement est réalisable sans prendre d’énormes risques ?

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Gilles du Bacon

* Il est nettement préférable d’avoir un conseiller indépendant de conflit d’intérêt, j’y reviendrai dans un autre billet. En attendant, voici un résumé des avantages d’avoir un conseiller indépendant (mais en règle avec les autorités !) : pas de publicité coûteuse, pas de conflit d’intérêt (sans jeu de mots), pas de gros salaires de PDG et de cadres, pas de AMF à payer et à convaincre de sa solidité financière…

Baisse du taux directeur et plus !

0,75 %

Baisse du taux directeur de 0,25% au Canada ! Le taux est maintenant de 0,75% seulement. Il détermine le taux préférentiel ou «de base» des banques et du Mouvement Desjardins qui influence lui-même les taux variables. Le pari de ceux qui ont des taux hypothécaires variables a été payant ! Jusqu’à maintenant… Il n’y a toutefois pas d’hausse dans mon radar (un algorithme complexe et secret) avant l’été 2016. Il pourrait même y avoir d’autres réductions du taux directeur dans les prochains trimestres !

Une offre… décevante !

J’ai reçu une offre de taux extraordinaire pour mon épargne ! Un GROS 2,5% jusqu’au 31 mars 2015 ! Un petit calcul pour 1 000$ : 1000 X 2,5% X 2/12 = UN GROS 4,17 $ ! pour chaque tranche de 1 000$… ON VEUT PLUS ! ON MÉRITE PLUS ! Après la période promotionnelle,  ces comptes d’épargne ne procurent que 15 $ par année sur 1 000$ à 1,5% d’intérêts. Ce ne sont que des peanuts. Il faut obtenir de meilleurs rendements.  C’est mieux que rien, mais il faut réaliser que ces offres ne sont pas très intéressantes. Vous allez bientôt pouvoir ouvrir votre propre compte de courtage ou ouvrir un REER, CELI ou REEE, si ce n’est pas déjà fait, et avoir de meilleurs rendements. Je vais vous aider à faire les bons choix et à persévérer. Parlant de persévérance et de récompense méritée, voici un poème de Baudelaire (encore lui !) car nous, nous avons payé notre rançon :

LA RANÇON

L’homme a, pour payer sa rançon,
Deux champs au tuf profond et riche,
Qu’il faut qu’il remue et défriche
Avec le fer de la raison ;

Pour obtenir la moindre rose,
Pour extorquer quelques épis,
Des pleurs salés de son front gris
Sans cesse il faut qu’il les arrose.

L’un est l’Art, et l’autre l’Amour.
– Pour rendre le juge propice,
Lorsque de la stricte justice
Paraîtra le terrible jour,

Il faudra lui montrer des granges
Pleines de moissons, et des fleurs
Dont les formes et les couleurs
Gagnent le suffrage des Anges. (Charles Baudelaire)

Toutefois, si on vous offre 75$ pour ouvrir un nouveau compte et y déposer 100$, alors allez, il ne faut pas hésiter ! Vous gagnerez 75% en quelques jours ! Vérifiez si la banque est réputée et le tour est joué ! C’est encore mieux si le compte est sans frais. (Indice : une couleur pour une offre colorée.)

Question pour vous faire participer !

Une question pour vous : quel est votre meilleur truc pour économiser ou gagner plus ?

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Gilles du Bacon

Comment éliminer les mauvaises dettes

Pour débuter, instruisons-nous grâce à Jean de La Fontaine et deux insectes  :

ant-work

LA CIGALE ET LA FOURMI

La Cigale, ayant chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’Oût, foi d’animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n’est pas prêteuse ;
C’est là son moindre défaut.
« Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
— Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
— Vous chantiez ? j’en suis fort aise.
Eh bien ! dansez maintenant. »

music-ant

(Jean de La Fontaine)

Les mauvaises ou maudites dettes sont celles qui servent à acheter des biens et services qui perdent de la valeur (la dépréciation). Cela couvre les cartes de crédit, les prêts pour l’automobile et les meubles, et les marges de crédit. Il faut également y ajouter les prêts pour les études lorsque celles-ci sont terminées et les prêts des parents et amis.

Il n’y a pas 36 solutions : il faut consacrer une partie des revenus à rembourser les dettes sans en contracter de nouvelles. Idéalement, il faut donc balancer le budget avec notre salaire baconien de 10% des revenus nets, un autre 20% consacré à rembourser les dettes et 70% pour les autres dépenses et projets (incluant le remboursement de l’hypothèque). Au début, cela peut être difficile pour diverses raisons. Si vous ne pouvez consacrer que 12 % pour votre salaire baconien et vos dettes, alors c’est mieux que rien ! C’est un bon début si cela couvre vos intérêts et que la dette est quand même réduite à la fin du mois. Il faut toutefois rembourser les mauvaises dettes rapidement pour réduire les frais d’intérêts et pouvoir consacrer cet argent à un autre poste budgétaire comme les loisirs ! En plus de la dette, le temps est notre ennemi :

L’ENNEMI

« Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils ;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

Voilà que j’ai touché l’automne des idées,
Et qu’il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l’eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur ?

— Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,
Et l’obscur Ennemi qui nous ronge le cœur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie ! »

(Les Fleurs du Mal, Charles Baudelaire)

Un autre bon moyen de combattre les dettes est d’avoir un fonds d’urgence. Ce fonds doit couvrir les situations imprévisibles sans avoir à utiliser la carte de crédit ou une autre forme de dette. Idéalement, il faut utiliser le 10% baconien pour constituer cette réserve équivalente à
1 000$ minimalement (idéalement 3 mois de revenus nets ou 6 mois si les revenus sont incertains comme lorsque l’emploi est précaire…). Toutefois, les mauvaises dettes doivent être éliminées en priorité pour réduire les intérêts mensuels et ne pas perdre réputation et amis, sans mentionner la cote de crédit. Voici quelques moyens pour réduire les dettes ou pour épargner :

DÉPENSES

  • Utiliser l’argent comptant ou INTERAC comme moyen de paiement (trois slogans à ce sujet: « Soyez futé quand vous payez », « Pas d’intérêt à payer des intérêts ? »et « 19,7% moins de stress par mois » !). Pour avoir une comptabilité saine et éviter les dettes. Pour que le solde budgétaire soit vraiment équilibré, tout le temps.
  • Surveiller les spéciaux pour l’épicerie et acheter en fonction de ceux-ci.
  • Faire l’épicerie moins souvent (moins de gaspillage et de stockage).
  • Couper 10$ de dépenses à chaque mois pendant trois ans. C’est un objectif facile à atteindre surtout au début ! Vous aurez réduit vos dépenses de 360$ par mois après trois ans.
  • Vendre la voiture et utiliser le transport en commun, le vélo et quelques taxis. Louer une voiture lorsque nécessaire. Ceci permet de sauver environ 8 000$ par année ! Je vais y revenir car c’est un sujet sensible.
  • Réduire les frais des transactions financières. Il faut réduire le nombre de transactions et choisir un forfait moins cher ou gratuit.
  • Emprunter les livres à la bibliothèque.
  • Couper la télédistribution. Consacrer son temps ainsi récupéré à des activités plus actives et stimulantes.
  • Faire du troc.

REVENUS

  • Obtenir un deuxième emploi (ce n’est pas l’idéal mais c’est un moyen éprouvé).
  • Faire des études cliniques rémunérées (être un « cobaye humain » pour valider les nouveaux médicaments).
  • Faire des heures supplémentaires.
  • Demander ou obtenir une augmentation (bonne chance !).
  • Développer de nouvelles compétences (c’est important aussi pour sécuriser son emploi et pour les promotions).
  • Changer d’emploi (si on a la confiance, les compétences et le désir de relever de nouveaux défis : il ne faut pas prendre cette décision à la légère !).
  • Démarrer une entreprise.

…j’arrête, nous aurons d’autres occasions de discuter ces divers moyens. Constatons toutefois que nous avons plus de contrôle sur nos dépenses que sur nos revenus…

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Gilles du Bacon

Le fameux budget… comment faire ?

Nous devons malheureusement passer par cette étape pénible… Mon approche sera de privilégier la simplicité afin de poursuivre notre aventure vers une meilleure vie, dès maintenant!

Premièrement, je vous propose de consulter des outils disponibles en ligne et de vous familiariser avec les différentes rubriques. Voici ceux offerts par Desjardins, puisque plusieurs de mes lecteurs ont déjà un compte avec cette institution (ouvrir dans une nouvelle fenêtre idéalement ) :

Outils Desjardins

(http://www.desjardins.com/coopmoi/plans-action-conseils/gestion-financiere/dressez-budget-mensuel/)

C’est bien, n’est-ce pas ? Personnellement, je préfère la fréquence mensuelle pour pouvoir faire le point à chaque mois. Il faut donc mensualiser les revenus, épargnes et dépenses pour la grille du budget.

Premier constat : une vie simple permet de simplifier le budget !

Nous allons prendre en exemple un « baconien » expérimenté pour que ce soit simple, inspirant et instructif. C’est un modèle à suivre ! Au jeu d’échecs, les joueurs analysent les parties des champions, idéalement des maîtres, pour s’améliorer. Nous utilisons la même technique pour faire de vous un baconien heureux. Voici deux champions à l’oeuvre :

Carlson_Kosteniuk

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Budget de Jean Du Bacon

Voici donc un exemple de budget simplifié. Jean est un nouveau célibataire avec deux enfants aux études. Les différents postes budgétaires y sont regroupés selon les catégories principales. Je suggère de vous inspirer de ce modèle simple pour débuter. Ceci est une bonne base, vous pourrez améliorer votre budget graduellement avec votre apprentissage.

Revenus :

  • Revenu net (après impôts et cotisations) mensuel : 4 200$
  • Autre revenu mensuel net : 400$
    • Revenu total : 4 600$

 Épargne et dépenses :

  • 10% (salaire baconien) : 460$
  • Pension (une autre séparation… dépense temporaire toutefois !) : 2 000$
  • Appartement incluant l’électricité, l’assurance, les meubles et la décoration : 800$
  • Épicerie et autres frais alimentaires incluant les repas à l’extérieur (c’est pas bon pour épargner ça…) : 400$
  • Transport (en commun et quelques taxis) : 100$
  • Divertissements (télé, sports, lecture, bars, voyages, avion téléguidé, etc.) : 300$
  • Communications (téléphone(s) et internet) : 100$
  • Soins personnels : 240$
  • Rembourser dettes et frais bancaires et/ou financiers : 100$
  • Dons et cadeaux  : 100$
    • Total pour l’épargne et les dépenses : 4 600$

Deuxième constat : il faut que ça balance ! Sinon, il y a appauvrissement sauf si vous investissez dans l’éducation, de bons placements, une entreprise ou dans votre santé. Toutefois, il faut que ces investissements soient temporaires.

Ce n’est pas si pire, n’est-ce pas ? Vous remarquerez que je n’ai pas mentionné les cigarettes… Cela coûte très cher : en santé et en $… Si vous avez cette addiction, il faut inclure le montant mensuel dans la catégorie Divertissements. Il faut faire cela aussi pour les autres vices coûteux comme l’alcool, les billets de loterie (nous y reviendrons peut-être !), les dépenses pour les animaux domestiques, les voyages, etc. De plus, il n’y a pas d’automobile… Je vais y revenir dans un prochain article.

Troisième constat : vous commencez à réaliser où va votre argent. Il faut déjà réfléchir aux dépenses que vous pouvez éliminer pour atteindre vos objectifs et avoir une plus belle vie…

À vous de faire votre budget simplifié maintenant !

Gilles du Bacon

Clarifications sur l’autonomie financière et le 10%

Je vais vous instruire sur les finances personnelles et je réalise que certaines des expressions que j’utilise peuvent porter à confusion. Bien que cette instruction soit gratuite, elle demande quand même un petit investissement en temps de notre part !

« Si vous trouvez que l’instruction coûte cher, essayez l’ignorance. » (Benjamin Franklin)

Qu’est-ce que l’autonomie ou l’indépendance financière ? Je réalise que plusieurs définitions sont possibles selon les personnes. Dans ce blogue, l’autonomie financière permet d’être libéré du travail salarié à temps plein ou de tout autre tâche « forcée » pendant la majeure partie de la semaine. C’est lorsqu’on a suffisamment de revenus « passifs » pour subvenir à nos besoins financiers. Les revenus passifs proviennent des intérêts, dividendes, gains en capital, revenus de location, droits d’auteur, rentes, etc. Quelqu’un qui ne travaille que quelques heures par semaines pour combler ce qui manque pour être autonome financièrement peut également être considéré avoir atteint ce statut puisqu’il est « riche » en temps !

Il y a quatre éléments importants pour atteindre l’autonomie financière :

  1. Simplifier
  2. Économiser
  3. Gagner plus
  4. Investir

Nous allons couvrir ces sujets en appliquant la citation de Henry Ford : « Aucun projet n’est particulièrement difficile si on le subdivise en petites tâches. » !

Pourquoi économiser 10% de nos revenus ? Revenu net ou revenu brut ? L’important est de débuter avec ce que vous pouvez, au début… Idéalement, ce pourcentage devrait être beaucoup plus élevé, genre 15%, 25%, 35% ou 50% des revenus bruts lorsqu’on ajoute les cotisations de retraite. Nous ne sommes pas là, pour l’instant. Je sais : dettes d’études, hypothèque, prêt de la nouvelle voiture (ou frais de location…), cartes de crédit (ouch !), frais de garderie, voyages annuels, téléphones intelligents, etc. Il faut avoir un objectif simple et s’engager à l’atteindre. Si 3% du revenu net est tout ce que vous pouvez épargner, pour l’instant, alors ce N’EST PAS ASSEZ ! Il faut un véritable engagement : 10% du revenu net est plus sérieux. Visez ce 10% très rapidement, maintenant idéalement. Suivez les conseils de cet homme sage (encore lui !) :

« Que vous pensiez réussir ou non, vous avez probablement raison.» (Henry Ford)

Vous allez ensuite apprendre à gérer ce pactole. Bonne réflexion !

Gilles du Bacon